Jean-Henry Céant: entre l’élaboration du budget, la task force, l’urgence du séisme

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Jean-Henry Céant: entre l’élaboration du budget, la task force, l’urgence du séisme

Déjà 25 jours à la tête du gouvernement et Jean-Henry Céant n’a pas toujours de budget pour mettre en oeuvre sa politique générale. La task force qu’il avait créée pour faire baisser les prix des produits de première nécessité est en mode pause à cause du séisme de samedi dernier qui a frappé le grand Nord.

« Le budget est en cours de préparation. On a fait une présentation hier (NDLR : le mercredi 10 octobre 2018) au Conseil des ministres. Maintenant on attend les grandes orientations pour le finaliser », a confié au Nouvelliste jeudi le ministre de l’Économie et des Finances. Dans cette interview téléphonique exclusive accordée au journal, Ronald Décembre n’a pas donné de date pour le dépôt du projet de la loi de finances au Parlement.

Pour le grand argentier de la République, fonctionner avec un budget rectificatif qui n’est pas celui du gouvernement n’est pas trop difficile. Selon lui, il y a des priorités qui ont été prises en compte dans le budget 2018-2019 qui ne sont pas dans le budget rectificatif comme les élections.

L’une des priorités du gouvernement est l’organisation des élections, a affirmé Ronald Décembre. Cette priorité sera prise en compte dans le prochain budget, a-t-il ajouté. En octobre prochain, il y aura des élections pour renouveler le tiers du Sénat, la Chambre des députés et les municipalités.

En outre, le ministre Décembre a souligné que le paiement des membres des missions diplomatiques du pays à l’étranger a été pris en compte aussi dans la loi de finances 2018-2019.

Interrogé pour savoir quelles seront les principales priorités du gouvernement à travers le budget 2018-2019, le ministre de l’Économie et des Finances a fait savoir au journal qu’il est trop tôt pour aborder ce point. « On attend les grandes orientations pour connaitre les priorités; de toute façon ce sera un budget qui aura beaucoup d’impacts sociaux… », a annoncé Ronald Décembre.

Avec le budget rectificatif, le gouvernement dirige le pays en s’assurant des dépenses obligatoires comme le salaire dans l’administration publique, le carburant, entre autres.

Ronald Décembre a fait plus loin remarquer que le séisme du samedi 6 octobre n’a pas ralenti le gouvernement dans sa progression. « Pas vraiment. Il y avait un fonds d’urgence qu’on a utilisé pour faire face à certaines dépenses », a-t-il expliqué, soulignant que des fonds ont été alloués aux départements touchés par le séisme pour exécuter certaines dépenses.

Si l’on croit les engagements de Jean-Henry Céant pris dans l’énoncé de sa politique générale, les dépenses de l’État devront se fonder sur trois principes : favoriser la création d’emplois; aider à l’augmentation de la production nationale et apporter un soulagement au besoin de services sociaux de la population.

Pour apporter ce soulagement à la population, la première décision du gouvernement a été de créer une task force impliquant des commerçants, des importateurs et des producteurs locaux pour faire baisser les prix des produits de première nécessité. Mais c’était sans compter les dégâts et la gestion d’aide d’urgence que pourraient provoquer les catastrophes naturelles.

En effet, selon le conseiller spécial du président de la République, Guichard Doré, cette task force est en mode pause du fait du tremblement de terre du samedi 6 octobre 2018. « Il y a eu une première rencontre à la Primature. Une équipe de techniciens travaille sur la task force. Il devait y avoir deux autres réunions, mais suite au tremblement de terre qui a frappé les départements du Nord, du Nord-Ouest et du haut Artibonite, les réunions n’ont pas eu lieu et le gouvernement a mis le focus sur l’aide aux victimes… », a-t-il fait savoir au journal.

Toutefois, Guichard Doré a souligné que les techniciens travaillent sur la structure des prix des produits de première nécessité avec certains entrepreneurs.

Pour essayer de faire baisser la pression sur le dollar et stabiliser la gourde en chute libre, 72,50 gourdes pour un dollar, le gouvernement a fait le retrait de l’arrêté du 28 février interdisant la circulation d’autres monnaies sur le territoire que la gourde. Mais selon plusieurs économistes, les conséquences de l’arrêté du 28 février 2018 sur l’économie du pays sont irréversibles et rien ne dit que le retrait du gouvernement va mettre les acteurs économiques plus en confiance.

Robenson Geffrard Source Le Nouvelliste

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