Fin du colloque international contre l’impunité des crimes du passé

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Fin du colloque international contre l’impunité des crimes du passé

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imageGotson Pierre

Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), de concert avec la Fédération internationale des ligues de droits de l’homme (FIDH), le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) et l’Union européenne (UE), a clôturé, ce vendredi, son colloque international organisé autour du thème « La lutte contre l’impunité des crimes du passé et sur la justice transitionnelle ».

La série de conférences s’est terminée avec l’intervention de Godson Pierre, le coordonnateur du Groupe Médialternatif. Celui-ci a abordé la question de : « Société civile et médias dans la sensibilisation sur les droits humains ». Dans son allocution, M. Pierre a rappelé la bataille menée par certains médias pour l’instauration de la démocratie dans le pays, en dépit des atrocités dont ils sont victimes sous le régime de Jean-Claude et de François Duvalier. En prenant comme exemple la Radio Soleil qui, dit-il, a contribué grandement à la chute de la dictature.

Toutefois, en dépit des avancées enregistrées dans la lutte pour la liberté d’expression, l’éditeur de l’agence en ligne Alter presse croit qu’il y a anguille sous roche, surtout avec la loi sur la diffamation votée par le Sénat. Godson Pierre a jugé nécessaire des alliances entre les médias et la société civile. Car, dit-il, l’accès à l’information est nécessaires à la défense des droits humains,  certains faits devant être portés à la connaissanc de la population et certains plaidoyers réalisés.

Pour que la sensibilisation au respect des droits humains soit réelle, M. Pierre estime que les citoyens et les organisations populaires doivent développer leurs propres médias. « En utilisant les moyens de la technologie, ces organismes peuvent décupler leur dynamisme  pour coordonner des actions globales en lien avec leur préoccupation locale partagée », a-t-il fait savoir.

Dans la lutte pour l’instauration de la démocratie en Haïti, chacun des acteurs doit jouer sa partition dans le respect des normes, a-t-il avancé. Les médias doivent pouvoir exercer un regard critique, cultiver l’autonomie dans la cueillette, le choix et le traitement de l’information. En ce qui concerne les organisations de la société civile, celles-ci doivent se positionner en source d’information et développer des capacités médiatiques et de locution.

Concepts et mécanismes de la justice transitionnelle et de la lutte contre l’impunité, défis de la lutte contre l’impunité et la quête de la justice,  conséquence d’une impunité sur les progrès d’une nation, établissement des responsabilités pénales devant les tribunaux internationaux,  sont entre autres des thématiques soumises à la réflexion des acteurs clés travaillant dans la lutte contre l’impunité dans le cadre de ce colloque de trois jours.

Le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Esperance, se dit satisfait de la réalisation de cette activité à laquelle ont participé plus d’une centaine de personnes. « Pendant ces trois journées, on a eu des échanges fructueux. Le partage d’expériences et les discussions entre praticiens et membres de la société civile visaient à renforcer les synergies entre ces acteurs, déterminer des stratégies contentieuses et de plaidoyer pour lutter contre l’impunité des crimes du passé, et sensibiliser aux différents mécanismes de justice transitionnelle », a-t-il fait remarquer, ajoutant que le RNDDH va faire le suivi de cette activité, à partir des pistes de solutions proposées par les participants.

Du 27 au 29 septembre, le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), la Fédération internationale des ligues de droits de l’homme (FIDH) et le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) ont donc organisé un colloque à Port-au-Prince sur la lutte contre l’impunité des crimes du passé et la justice transitionnelle. Des experts internationaux, en particulier d’Amérique latine, et des experts haïtiens ont échangé avec les acteurs clés de la lutte contre l’impunité en Haïti sur l’importance de l’établissement de la vérité et des responsabilités concernant les crimes du passé.

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