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A13/06/2017 08:11:00

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Des ouvrières et ouvriers ont organisé, ce lundi 12 juin 2017, un sit-in devant le Parquet près le Tribunal de première instance de Port-au-Prince, en vue d’exiger la libération de leur collègue Williamson Fertile, en détention préventive prolongée depuis trois semaines.

Fertile appréhendé par la Police nationale d’Haïti (Pnh) depuis le 22 mai 2017, lors d’un mouvement de mobilisation, est toujours en prison, informe le représentant du secteur syndical au sein du Conseil supérieur des salaires (Css), Dominique Saint-Éloi, joint au téléphone par AlterPresse.

Parmi quatre ouvriers arrêtés lors des mobilisations ouvrières, trois ont pu retrouver leur libération alors que d’autres font l’objet de mandats d’arrêt, fait-il savoir.

« Au lieu d’entamer le dialogue, les patrons préfèrent nous déclarer la guerre », fustige Saint-Éloi, dénonçant les injustices subies par les ouvriers dans le cadre de leur mouvement de mobilisation.

Il condamne également des actes de brutalité commises par la Pnh sur les protestataires et appelle à la solidarité des ouvriers pour éviter que le mouvement pour l’ajustement salarial à 800 gourdes ne s’éteigne pas.

Tôt dans la matinée de ce lundi 12 juin 2017, des agents de la Pnh ont été déployés devant les locaux des usines, en vue de tuer dans l’œuf une mobilisation annoncée, critique-t-il.

Après plusieurs semaines de mobilisation et de protestation, les syndicats ouvriers avaient observé une trêve depuis le 6 juin 2017, avec possibilité de reprise de la mobilisation ouvrière ce 12 juin 2017, au cas où leurs revendications ne seraient pas satisfaites.

Saint-Éloi dit refuser de siéger au Css à cause de la présence notamment de Pierre Joseph Polycarpe qui a été favorable à une fixation du salaire minimum à 250 gourdes.

Fritz Charles serait aussi membre du directoire du parti politique Respè, dirigé par l’ancien candidat à la présidence, Charles Henry Baker, patron d’une usine textile, critique-t-il.

Ces deux représentants qui ne voient pas d’un bon œil le mouvement ouvrier ne feront que le jeu des patrons, craint-il.

Le syndicaliste indique avoir adressé une lettre au président de la République, Jovenel Moïse, ainsi qu’au ministre des affaires sociales et du travail (Mast), Roosevelt Bellevue, en vue d’exiger le remplacement de ces deux représentants.

Depuis l’installation du Css par le chef de l’État, le mercredi 7 juin, Saint-Éloi affirme qu’il n’a pris part à aucune réunion et qu’il n’a été contacté par aucun des membres du Css.

GAZETTE-INFO

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